Choeur du Dragon

EvenementS:

25 SEPTEMBRE 2026 / 19H

Choeur du Dragon

Choeur

ESPLANADE DE ESPALY

CHÂPEAU POUR LES ARTISTES

Choeur du Dragon:

La Compagnie « Théâtre des Chemins » , ayant été choisi pour participer à « Plovdiv 2019 », ville européenne de la culture, part en 2018 à Dobralak dans les Rhodopes en Bulgarie pour réaliser le spectacle « murumure ».

Pourquoi les chants bulgares ?

A la recherche de l’authenticité :

Voir le projet sur le site de la Cie : https://www.theatredeschemins.org/2019-ete-plovdiv-itinerance

Dans le village Dobralak a eu lieu la rencontre avec Deniza Popova, ethnomusicologue bulgare, habitant à Berlin, enseignante à l’époque à l’Université Hombolt : https://dr-deniza-popova.de/en/

Fenja Abraham a continué une collaboration avec Deniza Popova à partir de ce moment là.

La cie « Théâtre des Chemins » repart en Bulgarie en 2021 dans le cadre du projet Erasmus Plus « Ecohomy » : https://www.theatredeschemins.org/ecohomy

Ces voyages, ces rencontres avec le répértoire des Rhodopes et la rencontre avec Deniza Popova, m’ont amené Fenja Abraham a apprendre un répértoire de chants des rhodopes très particulier : celui de ces grand-mères du village de Dobralak. Une chance innouie !

Pourquoi le Choeur du Dragon ?

Le Choeur du Dragon s’est construit et formé au milieu du Festival « Chant du Dragon » à Saint Privat du Dragon en Haute Loire. Fête de village en quête de l’origine du nom du village, en création d’une légende d’un coté et de l’autre : les musiques des Balkans, la transmission de musiques, chants et répertoire de fanfares roms.

Sur demande de quelques personnes de transmettre le répertoire de chants traditionnels serbes, macédoines, bosniaques et rom pour le chanter lors du festival dans l’église du village, ce groupe s’est rassemblé autour de Fenja Abraham à partir de 2016.

Elle revient en 2019 revenait avec les chants du village de Dobralak dans ses bagages et le groupe du choeur a été friand de les apprendre. Le répertoire s’est ainsi étoffé de ces chants venant directement des grand-mères du village….

En 2023, avec 2 minibus, 11 chanteur.euse et 7 enfants sont parti dans le village de Dobralak, à 2400 km de la Haute Loire, pour rencontrer les grand-mères et apprendre leurs chants en transmission directe. Cette transmission a éte accompagné par Dr. Deniza Popova. Elle a contextualisé les chants dans les divers saisons et/ou fêtes traditionelles et a traduit les chants et les discussion des grand-mères. Une aide sans laquelle cela n’aurait pas pu se faire !

Voir le récit de voyage d’un choriste : André Larivière.

Le Concert actuel depuis septembre 2024

Le concert actuel est un voyage, accompagné du récit du voyage et de traduction des chants, à travers un choix de chants du village de Dobralak ou d’ailleurs en Bulgarie. Les arrangements de ces chants monodiques ont été réalisé par Fenja Abraham, Alois Bumb, un choriste, de recherches communes du choeur ou aussi une reprise. Plusieurs morceaux sont accompagné par des instruments de musique. (lien concert en entier)

Nous venons jouer dans votre église, salle de fêtes, grange…. contactez – nous !

vidéo le choeur chante pour les grands-mères dans le bar en Bulgarie Dobralak

concert entier du choeur à Montusclat (43) 15 décembre 2024

Bulgarie, juillet 2023

Puisque je fais partie d’une chorale de chants bulgares depuis quelques années, au début juillet on est allé répéter avec les grands-mères dont on apprend les chants dans un village isolé des Rhodopes (au nord de la Grèce), bout de chemin après 25 km d’une mauvaise route : Dobralak à 1100 mètres d’altitude avec loups et ours dans les forêts alentour. Avec, à ces altitudes, une flore très similaire à la nôtre en massif central. Idem pour les champignons qu’il cueillent et revendent comme petit complément de revenu.

Si je résume efficacement, je dirais que le voyage fut infernal et le séjour fabuleux.

Le voyage : 18 personnes (dont 11 adultes et 7 enfants) entassés dans 2 mini-bus loués. 2,100 km aller (et autant pour le retour) d’une seule traite = 40 heures non-stop pour chaque trajet !!! On changeait le conducteur et le co-pilote une fois par 2 heures. Dans mon cas, puisque « nocturne », je conduisais surtout la nuit tandis que les autres essayaient de dormir un peu. J’ai ainsi traversé la Slovénie au complet et la moitié de la Croatie sans en rien voir autant à l’aller qu’au retour… En bonus, un ou deux des enfants avaient des poux. Et grâce aux appuie-têtes (promiscuité oblige), j’ai même attrapé quelques poux pour la première fois de ma vie ! 

Le séjour : Répétition tous les matins au café du village avec les grands-mères. Et stage en après-midis avec nos 2 épatantes personnes-ressources : Fenja et Deniza. 

Et en soirée, musiques et rencontres improvisées (à l’aide de plus jeunes traducteurs) toujours au café central qui en ces heures prenait plus une couleur bar. 

Marina, la tenancière principale est une perle. Et son mari accordéoniste tout autant. 

Les hommes causent à voix forte de politique pendant un moment et soudain m’interpellent (et on me traduit) : « Quel est votre idée sur le communisme ?

– Simplement que si vous étiez encore sous la botte soviétique, vous ne seriez pas ici sur la terrasse à donner votre avis critique à voix haute sur la politique ». 

Plusieurs acquiescent. 

– A mesure que la semaine avance, de plus jeunes Bulgares nous rejoignent pour les fêtes du dernier week-end. La plupart parlent anglais et quelques-uns même français aussi. Le contact devient plus facile et efficace. En plus de leur fibre « écolo » qui nous rapproche tout naturellement. 

– J’ai apporté plusieurs semences à reproduire provenant de mon jardin ou de notre association Grainaille en Auvergne. Avec ces jeunes Bulgares, on trouve les noms de ces semences en langue bulgare sur ordinateur avant de les offrir aux gens du village.  En retour, dès le lendemain, ces villageois arriveront avec de nombreuses variétés de haricots à reproduire par chez nous. Dans chaque sachet de haricots y’a un papier avec quelques mots. Je crois que ce sont les noms des variétés. Je me fais traduire. Eh non ! Ça dit : « Se mange en frais ou plutôt sec » et « Avec ou sans tuteur ».

Ce qui reste en tous les cas remarquable, c’est que le moindre espace de sol autour des maisons est hérissé de multiples piquets d’au moins 2 mètres de haut qui servent de tuteurs aux haricots grimpants. Et en arrière-plan, souvent des plants de pommes de terre.

C’est là leur agriculture vivrière à petite échelle.

– Les fêtes des derniers jours seront particulièrement réussies. Tous sentent que nous vivons un moment exceptionnel ensemble ; et que cela s’achèvera bientôt. 

Une fête des enfants d’abord le samedi matin qui fut excellente et où des contributeurs de tous âges furent inclus. 

Puis dans les deux soirées suivantes, devant le café-bar, les chorales de grands-mères des 2 villages proches viennent nous présenter leurs chants. 

Et ensuite, nous osons leur faire entendre ce que nous en faisons en France en y ajoutant d’autres voix plus polyphoniques. Ils applaudissent beaucoup. 

Le lendemain soir, pour la fête finale, apparait un bulgare qui a une maison de famille au village. C’est un accordéoniste virtuose de réputation internationale spécialisé en musiques des Balkans et accordéon-jazz. Il nous éblouit par ses performances. Il sort d’une opération assez handicapante et c’est la première fois qu’il joue en public depuis quelques mois. C’était pour nous. 

Et faut pas croire ! Comme en France, les campagnes de Bulgarie sont gorgées de rebelles cachés aux immenses talents.

– Le lendemain matin au départ, des larmes dans les yeux.

André Larivière

Voyage et séjour en Bulgarie

Puisque faisant partie depuis quelques années d’une chorale de chants bulgares…

en ce début juillet 2023 on est allé répéter avec les grands-mères dont on apprend les chants dans un village isolé des Rhodopes. Bout de chemin après 25 km d’une mauvaise route : Dobralak à 1100 mètres d’altitude avec loups et ours alentour.

Si je résume efficacement, je dirais que le voyage fut infernal et le séjour fabuleux.

Le voyage : 18 personnes (dont 11 adultes et 7 enfants) entassés dans 2 mini-bus loués. 2,100 km aller (et autant pour le retour) d’une seule traite = 40 heures non-stop pour chaque trajet !!! On changeait le conducteur et le co-pilote une fois par 2 heures. Dans mon cas, puisque « nocturne », je conduisais surtout la nuit tandis que les autres essayaient de dormir un peu. J’ai ainsi traversé la Slovénie au complet et la moitié de la Croatie sans en rien voir autant à l’aller qu’au retour… En bonus, un ou deux des enfants avaient des poux. Et grâce aux appuie-têtes (promiscuité oblige), j’ai même attrapé quelques poux pour la première fois de ma vie ! 

Le séjour : Répétition tous les matins au café du village avec les grands-mères. Et stage en après-midis avec nos 2 épatantes personnes-ressources : Fenja et Deniza. 

Et en soirée, musiques et rencontres improvisées (à l’aide de plus jeunes traducteurs) A mesure que la semaine avance, de plus jeunes Bulgares nous rejoignent pour les fêtes du dernier week-end. La plupart parlent anglais et quelques-uns même français toujours au café central qui en ces heures prenait plus une couleur bar. 

Mariana, la tenancière principale est une perle. Et son mari accordéoniste tout autant.

Les hommes causent à voix forte de politique pendant un moment et soudain m’interpellent (et on me traduit) : « Quel est votre idée sur le communisme ? . 

– Simplement que si vous étiez encore sous la botte soviétique, vous ne seriez pas ici sur la terrasse à donner librement votre avis critique à voix haute sur la politique ». 

Plusieurs acquiescent.

A mesure que la semaine avance, de plus jeunes Bulgares nous rejoignent pour les fêtes du dernier week-end. La plupart parlent anglais et quelques-uns même français toujours au café central qui en ces heures prenait plus une couleur bar. 

aussi. Le contact devient plus facile et efficace. En plus de leur fibre « écolo » qui nous rapproche tout naturellement. 

J’ai apporté plusieurs semences à reproduire provenant de mon jardin ou de notre association Grainaille en Auvergne. Avec ces jeunes Bulgares, on trouve les noms de ces semences en bulgare sur ordinateur avant de les offrir aux gens du village.  En retour, dès le lendemain, ces villageois arriveront avec de nombreuses variétés de haricots à reproduire par chez nous. 

Les fêtes des derniers jours seront particulièrement réussies. Tous sentent que nous vivons un moment exceptionnel ensemble ; et que cela s’achèvera bientôt. 

Une fête des enfants d’abord le samedi matin qui fut excellente et où des contributeurs de tous âges furent inclus. 

Puis dans les deux soirées suivantes, devant le café-bar, les chorales de grands-mères des 2 villages proches viennent nous présenter leurs chants. 

Et ensuite, nous osons leur faire entendre ce que nous en faisons en France en y ajoutant d’autres voix plus polyphoniques. Ils applaudissent beaucoup. 

Le lendemain soir, pour la fête finale, apparaît un bulgare qui a une maison de famille au village. C’est un accordéoniste virtuose réputé spécialisé en musiques des Balkans et accordéon-jazz. Il nous éblouit par ses performances. Il sort d’une opération assez handicapante et c’est la première fois qu’il joue en public depuis quelques mois. C’était pour nous. 

Et faut pas croire ! Comme en France, les campagnes sont gorgées de rebelles cachés aux immenses talents.

Le lendemain matin au départ, des larmes dans les yeux.

AndréL

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